Faire du patient un acteur de son parcours de soin : Karma Santé vous dit tout sur les PROs

Dans les publications santé, l’expression patient-centric fait florès. Effet d’annonce ? Opportunisme face aux attentes de plus en plus affirmées d’un public qui désire être associé et informé ? Volonté de se rapprocher du patient dans un contexte où les fake news pullulent et polluent le lien entre les professionnels de santé et leurs publics ? Dans cet environnement, des solutions sont peu à peu mises en place qui pourraient avoir un impact réel sur le monde de la santé. Dans le foisonnement des idées, deux termes émergent. L’agence de communication santé Karma Santé fait le point.

PROs & PREMs, deux nouveaux acronymes médicaux orientés patients

Dans la série Urgences, mère de toutes les séries médicales et source de bien des vocations (y compris au sein de notre agence de communication santé Karma Santé), on entendait souvent Georges Clooney égrener de mystérieuses abréviations à des infirmières affairées autour d’un patient critique. AVC, CC, BS, NFS… La santé, par souci de concision comme d’efficacité, a toujours aimé les acronymes. Plaçant le patient au centre de toutes les attentions, PROMS et PREMS n’échappent pas à la règle.

Les PROs : Patient-reported outcomes

Développé dans les années 2000 pour permettre aux médecins de réaliser des études cliniques, notamment dans le traitement des cancers aux Etats-Unis, les Patient Reported Outcomes (PROs) sont des outils de mesures disponibles sous forme numérique (on parlera alors d’ePROs) ou papier. Les patients les complètent en y indiquant tout au long de son parcours de soin des éléments relevant de leur état de santé, de leur perception du traitement, de leur bien-être psychique et physique, ainsi que des évolutions potentielles de la maladie depuis le début du traitement. On parle là des HRQoL ou Health Related Quality of Life (encore une abréviation qui se traduit en Français par une autre abréviation : QVLS pour qualité de vie liée à la santé).

Les PROs se présentent généralement sous forme de questionnaires courts (10 à 20 questions) comportant des spécificités adaptées en fonction notamment :

  • D’une pathologie particulière comme le diabète par exemple.
  • D’un groupe de pathologies comme les cancers.
  • D’un domaine plus générique, comme la gestion de la douleur.
  • D’une population (enfants, adultes, seniors).
  • D’une partie du corps (épiderme, oreilles, yeux, etc.).

Ces questionnaires peuvent perdurer au-delà de l’hospitalisation via des recueils à distance, quand le patient est rentré à domicile (pour une HAD, avec ou sans SSIAD, pour rester dans les acronymes).

Les PREMs : Patient-reported experience measures

Plus spécifiques, les Patient Reported Experience Measures se présentent également sous la forme de courts questionnaires. Ils s’intéressent cependant cette fois à la manière dont le patient vit l’expérience des soins. On y aborde des points plus particuliers :

  • Satisfaction (information reçue),
  • Vécu subjectif (attention portée à la douleur ou à une condition particulière)
  • Vécu objectif (délais d’attente),
  • Relations avec les prestataires de soins…

Les Patient Reported Outcomes et Patient Reported Experiences répondent à une vision nouvelle de la gestion du système de soins qui elle-même répond aux nouvelles exigences de patients que nous avons abordé lors d’un précédent article sur le blog de l’agence de communication santé Karma Santé portant sur le « Patient Opinion Leader ».

Très utilisés aux Etats Unis et au Royaume-Uni, fréquents en Suède et en Hollande depuis plus de 30 ans, ils sont exploités lors d’essais cliniques ou pour améliorer la relation médecin-patient ou détecter les complications de manière plus précoces. De manière plus globale, ils peuvent être exploités pour améliorer le système médical dans son ensemble.

Des résultats éprouvés ?

Si on en croit l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques), le recours aux PROS et PREMS, quelles que soient leurs formes, permet d’améliorer la prise de décision partagée, d’affiner les résultats d’études sur les traitements Si les professionnels sont plus circonspects sur la réalité de l’amélioration de la qualité des soins, c’est aussi parce que ces outils sont encore empiriques et manquent d’une standardisation qui consoliderait les résultats.

A ce titre, l’ICHOM (International Consortium for Health Outcomes Measurements) travaille actuellement à des sets standardisés.

De plus en plus utilisés depuis 2015 en France, ces outils représentent un atout indéniable pour assurer le suivi des patients et pallier certains manquements dans la qualité du soin. En cela, ils s’inscrivent pleinement dans les attentes du public vis-à-vis d’un hôpital en crise, qui doit absolument placer l’humain au cœur de toute sa pratique..

Pour nous, l’usage des PROS est un véritable atout. Notre expérience, en tant qu’agence de communication spécialisée dans le domaine médical, montre que l’écoute, la co-construction et l’analyse permanentes des interactions avec nos clients et nos partenaires conduisent à des projets plus aboutis, plus efficaces et plus pérennes.

Vous voulez pratiquer le CRO (Client Reported Outcomes. Notre version du PRO) avec nous ? Contactez l’agence de communication santé Karma Santé et parlons-en !

 

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L’équipe Karma Communication Santé.
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